SAINT-HUBERT D'ARDENNE ASBL

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SAINT-HUBERT D'ARDENNE ASBL

Origine :   province de Luxembourg

Biographie : 

Saint-Hubert d'Ardenne (S.H.A.), Société régionale d'histoire, d'archéologie et de sauvegarde du patrimoine hubertin, a été fondée le 24 mars 1967. Elle s'est constituée en association sans but lucratif le 7 juillet 2012.

Elle a pour objet :

· l'étude, la mise en valeur, la protection, la défense et la conservation du patrimoine historique, archéologique, monumental, folklorique, artistique, dialectal et naturel du pays de Saint-Hubert, avec son abbaye, ses possesions et tout ce qui s'y rapporte, en Ardenne et ailleurs, et au culte du saint;

· la stimulation et, dans la mesure du possible, l'aide à apporter à toute initiative dans le domaine de la recherche et de la vulgarisation;

· la diffusion par tous les moyens accessibles des connaissances acquises;

· la conservation de tous les documents, objet, etc., ayant un rapport avec le but poursuivi et provenant de dons, de legs, d'acquisitions, de trouvailles, etc.

L'ancienne Terre de Saint-Hubert groupe les localités d'Arville, Bonnerue, Bras, Chermont, Freux, Grupont, Hatrival, Jenneville, Lorcy, Moircy, Poix, Saint-Hubert, Fourneau Saint-Michel, Séviscourt, Vesqueville et celles, plus lointaines, de Nadrin-Wibrin.

En fait partie intégrante, le Ban de Chevigny : Bernimont, Bougnimont, Flohimont, Lamouline, Libramont, Neuvillers, Ourt, Presseux, Recogne, Remaux, Renaumont, Saint-Pierre, Sainte-Marie-Chevigny, Sberchamps, Serpont et Wideumont.

Nassogne, avec son chapitre et sa collégiale, ainsi que Bure, avec son château - résidence d'été des abbés de Saint-Hubert -, dépendent de l'abbaye. Les seigneurs de la terre de Mirwart, avec ses châtellenies de Villance et de Lomprez-Wellin, entretiennent des rapports étroits avec Saint-Hubert, notamment comme hauts-voués jusqu'à la fin du XVIIe siècle.

En plus du vaste domaine de l'ancienne abbaye de Saint-Hubert - qui s'étendait au-delà de nos frontières, plus particulièrement vers l'Allemagne, la France et la Lorraine - et conjointement à l'histoire du culte de saint Hubert (le patron des chasseurs, les célèbres pèlerinages, l'Ordre de Saint Hubert, les confréries, la rage, les chiens de saint Hubert...), c'est à l'étude du passé proche et lointain de la région du centre-ouest de la province de Luxembourg que Saint Hubert d'Ardenne veut s'intéresser.

Depuis 2013, elle publie un Bulletin semestriel. Le numéro 8, second volume de l'année 2016, Depuis1977, elle publie également les Cahiers d'Histoire "Saint-Hubert d'Ardenne". Le tome XI, dernier en date, est paru en 2007.

www.sha.be

Bibliographie : 

BULLETINS

  • Bulletin 01-2013 - No 1 Richard JUSSERET, Éditorial 1 Après la longue histoire d'une association de fait construite autour de bénévoles qui se sont dépensés sans compter pour mettre à l'honneur l'abbaye et sa terre s'ouvre celui d'une association sans but lucratif. Jacques CHARNEUX, De débuts en commencements" 5 C''est ainsi. Avant tout début, quel qu'il soit, se sont succédés bien d'autres commencements. D'accord ? Bien entendu ! Certes, après le grand big bang initial. Plus précisément, pour avancer, ici, soit à Saint-Hubert, après la dernière guerre. Jean-Marie BALTUS, Prolégomènes 6 En août 1962, peu avant le remplacement du chauffage et du carrelage de la vénérable église Saint-Gilles-au-Pré, Messieurs le doyen Maxime Dessoy et le très estimé archéologue François Bourgeois y organisèrent une fouille quasi complète du sous-sol. Plusieurs chefs et aînés de l'Unité scoute participèrent avec enthousiasme à ce chantier de découverte et d'initiation...Statuts 9 Entre les soussignés [...] a été convenu de transformer la société de fait "Société régionale d'histoire et d'archéologie Saint-Hubert d'Ardenne" en association sans but lucratif groupant tous les membres présents et futurs de ladite société... Roland GUILLAUME, Chute de pierre à la basilique : état du dossier 15 Le dimanche 2 septembre dernier, Saint-Hubert célèbre les "Journées internationales de la chasse et de la nature". Le matin, en pleine messe, peut après la communion, un vacarme secoue le chœur : une pierre d'environ 7 kg s'est détachée d'un mur ou d'un pilier en hauteur et s'est écrasée sur le carrelage au milieu des stalles. Albert FRAIPONT, L'odyssée du HR 872 LQ-K en août 1943 dans le ciel d'Awenne 17 Désormais, une plaque de signalisation "Halifax HR 872 LQ-K", plantée le long de la Nationale 803 Saint-Hubert - Grupont, orientera le public vers une stèle en hommage à un équipage de la Royal Canadian Air Force (RCAF). Thierry SCHOLTES, Les "dessous" de la "Maison du Peuple" 25 Sans nécessairement en avoir franchi la porte, nous avons tous ou presque connu la "Maison du Peuple" de Saint-Hubert. Comme dans ce petit village de la plaine du Pô raconté par Giovanni Guareschi, longtemps sur la place du Marché, le quartier général de Peppone a fait face aux clochers de Don Camillo. Jean-Marie BALTUS, A propos de l'"Étang des moines" 31 L'asbl gérant l'ancien étang Saint-Hubert pour le compte de la ville qui en est propriétaire, avait transformé cet étang, il y a quelque trente ans déjà, en étang de pêche. Elle vient de le modifier une nouvelle fois, profondément, tant en largeur qu'en longueur et en profondeur, mais surtout dans son aspect devenu beaucoup moins agreste. Jean-Pol WEBER, Les frères Redouté, de Saint-Hubert, francs-maçons parisiens 39 Les trois frères Redouté (les deux plus jeunes en tout cas) ont porté loin la renommée de la ville de Saint-Hubert qui s'enorgueillit de les avoir vus naître dans ses murs. En Ardenne, durant l'Ancien Régime, les artistes trouvent peu de commanditaires opulents et gagnent chichement leur pain ! Tour à tour, à partir de 1776, les garçons gagnent Paris où ils connaissent des fortunes diverses. Jean-Marie DUVOSQUEL, Une horloge signée "Jacques Morau de Saint-Hubert, 1771" 51 Parmi ses artisans, la ville de Saint-Hubert ne compte au XVIIIe siècle qu'un seul horloger dont la présence est attestée dès 1747. Il se retrouve en 1766 dasn le cadastre thérésien et, de 1772 à 1786, dans le "Rol de cotisation ou livre d'assiette des aides et subsides de Sa Majesté impériale imposée sur la terre de Saint-Hubert". Thierry SCHOLTES, Chronique des Archives de l'État : les archives de la Ville de Saint-Hubert 57 Suivant l'article L1123-28 du Code wallon de la démocratie locale, le "Collège [communal] veille à la garde des archives et des titres; il en dresse les inventaires en double expédition, ainsi que les chartes et autres documents anciens de la commune, et empêche qu'aucune pièce ne soit vendue ou distraite du dépôt. ..." Recensions

  • Bulletin 02-2013 - No 2 , Richard JUSSERET, Éditorial 1 Dans la soirée du 28 juillet 2013, un vent violent provoque la chute d'une des colonnettes qui ornent chacun des deux lanternons des tours de la basilique. Des mesures d'urgence sont prises par le bourgmestre: démonter et déposer l'ensemble de ces ornements. Ce sera fait le 31 juillet dans l'après-midi. Ce fait attire à nouveau l'attention sur l'état sanitaire de ce patrimoine exceptionnel. Jacques CHARNEUX, De "Terre et Abbaye" à "Saint-Hubert d'Ardenne asbl" 7 C'est en 1967 qu'a été fondé le Cercle historique "Terre et Abbaye de Saint-Hubert" qui devient, dès 1977 pour ses dix ans, la Société régionale d'histoire et d'archéologie "Terre et Abbaye de Saint-Hubert", puis beaucoup plus tard, en 2001, tout simplement Saint-Hubert d'Ardenne, soit le titre du fleuron de ses publications, c'est-à-dire ses Cahiers d'histoire, dont le premier numéro paraît en 1977. Dominique VAN IMPE, L'aérodrome de Saint-Hubert à vol d'oiseau 15 C'est le 11 mai 1925 que la Ville de Saint-Hubert octroie à Jean Richard, 31 place de Brouckère à Bruxelles, le droit d'occuper gratuitement pendant 99 ans 68 ha de terrains communaux au Thier de la Borne pour y installer un aérodrome. Jean Richard cèdera ce droit quelques mois plus tard à José Orta, le réel exploitant. Le 6 septembre 1927, les installations nouvellement construites sont érigées en aérodrome public : Saint-Hubert est désormais accessible à tous les navigateurs aériens qui souhaitent s'y arrêter. Albert FRAIPONT et Stéphane HERIN, Une plaque commémorative au monument aux morts d'Arville 33 Aux lendemains des grands conflits, nos communes ont commémoré le sacrifice des victimes civiles ou militaires en érigeant des monuments pour perpétuer leur souvenir dans la mémoire collective. Jean-Pol WEBER, Regards ordinaires sur le quotidien : la mairie de Jenneville et Moircy en 1608-1609 47 La mairie de Jenneville et Moircy appartient à l'ancienne Terre abbatiale de Saint-Hubert. Elle est constituée de ces deux bourgades rurales auxquelles s'ajoute le petit village de Bonnerue traversé par l'ancienne chaussée Saint-Hubert - Bastogne. Recherche de documents 55 Dans la perspective des nombreuses actions de commémoration du centenaire du déclenchement de la Grande guerre et des projets de recherche sur l'histoire du conflit, la société d'histoire Saint-Hubert d'Ardenne envisage la publication d'un XIIe Cahier d'histoire. Le corps de la publication sera consacré à la guerre à Saint-Hubert et dans la région, du début du conflit au lendemain de l'armistice. La tradition orale rapporte que la population de Saint-Hubert avait été choquée de l'absence de service religieux lors du décès de José Orta le 7 mars 1950. Aucune trace ne subsistait de son lieu d'inhumation voire de crémation

  • Bulletin 01-2014 - No 3, Richard JUSSERET, Éditorial 1 , 2014 est l'année de l'archéologie. C'est aussi bien entendu, plus personne ne l'ignore, l'année du centenaire de la première guerre mondiale. Notre société d'histoire participe aux activités liées à ces deux thèmes. Albert FRAIPONT et Stéphane HERIN, Le général Gaston Dechesne 5 La rue Général Dechesne, anciennement rue Neuve, rend hommage au plus illustre des membres de cette famille Dechesne venue s'établir à Saint-Hubert à la demande de Dom Spirlet, dernier abbé de notre monastère bénédictin. Issus d'une famille très répandue au ban de Herve et portant armoiries, les Dechesne sont une famille bourgeoise établie à Verviers dès le XVIIe siècle. Stéphane HERIN, Hommage aux victimes de la guerre 1914-1918 de la commune de Saint-Hubert 15 Jean PERAUX, Histoire(s) de famille(s) à Vesqueville en 1914-1918 : François-Joseph Peraux et Victor Gillard 27 Le 18 février, suite aux mauvais traitements infligés par les Allemands lors de son arrestation neuf jours plus tôt, notre grand-père François-Joseph Peraux est décédé à Vesqueville : un triste souvenir qui perdure dans la mémoire familiale…Paul GRUSELIN, Nos communes dans la grande guerre : fragments de vie en des temps difficiles 33 Le 23 juillet 1914, le Collège des bourgmestre et échevins de Saint-Hubert accorde son autorisation à la Jeunesse de Lavaux pour l'organisation d'un bal et de jeux populaires en date des 15, 16 et 23 août suivants. Les jeunes sont priés de communiquer le programme des festivités huit jours à l'avance et le Collège stipule que le bal cessera chaque jour à 11 heures du soir. En fait de festivités, les jeunes de Lavaux comme les autres habitants de la région (et d'ailleurs) seront servis. C'est la Grande guerre qui, pendant les quatre années qui viennent, mènera la danse. Emile PECHEUR, A Saint-Hubert, une femme de combattant, Marie Martin, ma maman 47 Le 4 août 1914, mon père Emile reçoit, apporté par le garde-champêtre, un ordre de rejoindre son régiment, le quatorzième de ligne à Liège. Il venait avec maman d'ouvrir en 1908 une boulangerie au numéro quatre de la rue de Marche. Après un travail acharné, pâte pétrie à la main et four à bois, la boulangerie commençait à être connue et à rapporter de quoi vivre. Ils avaient trois enfants en bas âge : Marguerite (1908), Joseph (1911) et Félicien (1913). Emile CATINUS, Des soldats italiens à Saint-Hubert en 1918 53 Le 11 novembre 1918, à 11 heures, se terminait enfin la première Guerre Mondiale. Nos populations éprouvées par quatre longues années d'occupation avaient hâte de voir arriver les libérateurs. Elles pouvaient raisonnablement s'attendre à ovationner les troupes belges ou, plus probablement françaises, anglaises, voire américaines. Quelle ne fut donc pas leur surprise de voir défiler dans nos villes et villages des troupes italiennes ! Richard JUSSERET, Le carré des soldats français au cimetière de Saint-Hubert 65 Le 3 septembre, des blessés de Maissin, transportés dans un premier temps à Libin, sont embarqués vers Saint-Hubert où une ambulance s'organise dans les salles de l'ancienne abbaye. Malgré les soins et le dévouement des bénévoles, le premier français à mourrir dans le poste de la Croix Rouge est Jean-Baptiste Donnio, âgé de 23 ans. Nous sommes le samedi 5 septembre à 14 h, exactement deux semaines après l'assaut. Pour la première fois, soignants et soignés s'inclinent devant un soldat mort pour la France et la liberté. 28 militaires français reposent dans le carré français du cimetière civil de Saint-Hubert : Louis Aynié, Antoine Blanchais, Eugène Blandeau, Pierre Marie Bocon, Paul Alfred Buchart, Arthur Pierre Louis Choyau, André Louis Cruveillier, Jean-Baptiste Donnio, Jean Léon Honoré Durac, Albert Joseph Fos, Joseph Javel, Jean Michel Le Bars, Joseph Marie Le Goff, Jules Lejeune, François Jean Marie Le Moigne, Alexis Marie Maugan, François Eloi Mercé, Pierre Louis Nicolas, Abel Pageot, Jean-Marie Pessel, Mathurin Joseph Radenac, Jean Baptiste Rolland, Paul Marie Seité, Pierre Marie Sorin, Pierre Louis Touchard et trois soldats inconnus. N'oublions jamais ! Albert FRAIPONT et Stéphane HERIN, L'ambulance 1034 : les services médicaux au cœur d'un îlot de souffrance et de fraternité… et autres services 75 Dès l'aube de la guerre, la Commune de Saint-Hubert, sous l'impulsion de son bourgmestre Paul Poncelet, avait décidé de créer un service Croix-Rouge pour venir en aide aux blessés des combats. Le futur allait démontrer toute la pertinence de cette décision du 12 août 1914. Jean-Pierre MONNAIE, Les mariés de la guerre : notes relatives à la population de Saint-Hubert entre 1914 et 1918 101 Bon an mal an, on célèbre une vingtaine de mariages à Saint-Hubert dans la première décennie du 20e siècle. L'année 1914 se caractérise toutefois par l'absence de mariages depuis fin juin jusqu'à décembre. Faut-il lier ce fait aux conséquences de l'assassinat de Sarajevo le 28 juin et aux craintes soulevées par les tensions diplomatiques et militaires qui s'ensuivirent? Combien de jeunes Borquins furent également rappelés sous les armes et ainsi éloignés de leurs familles et sans doute de leur fiancée ou amie ?

  • Bulletin 02-2014 - No 4 , André LUZOT et Albert FRAIPONT, « Les amis de saint Hubert d'Ardenne », des Hubertins au service de leur saint patron ! 7 Ce texte reprend les réalisations et projets de l'Asbl soucieuse de promouvoir le culte de saint Hubert et d'apporter sa contribution à la notoriété de la Capitale européenne de la Chasse et de la Nature. Albert FRAIPONT et Stéphane HERIN, Des forestiers canadiens à Saint-Hubert 9 En novembre 1944, dans la forêt domaniale de Saint-Michel, au lieu-dit Le Galata sur le site d'Hurtebise, au Bois d'Hazeille… les bûcherons du Canadian Forestry Corps s'affairent à l'abattage avec des machines inconnues : les gens du bourg viennent de découvrir des tronçonneuses maniées, qui plus est, par deux hommes ! Après sciage, madriers et planches serviront à la reconstruction de ponts, de baraquements militaires… Au sein de la 9e Compagnie, le soldat-bûcheron Georges Lankovsky a quitté le Canada, il ignore encore qu'il trouvera l'âme sœur en terre borquine comme d'autres compatriotes… Sous la plume des auteurs, le récit de l'itinéraire de ce combattant qui avait connu l'orphelinat atteint une haute valeur émotionnelle quand on découvre son texte manuscrit « history of my life » où il résume son parcours : « Voici l'histoire d'un homme sans et avec famille »…Benoît STREPENNE, Les représailles allemandes au Moulin d'En Bas en septembre 1944 19 Au travers de souvenirs familiaux, l'auteur évoque l'épisode poignant des représailles allemandes à la suite de tirs de l'armée blanche sur une estafette le 6 septembre : trois hommes du hameau seront froidement abattus : Lucien Schmitz (44 ans), Joseph Pièrard (61 ans) et Auguste Pècheur (80 ans). Réfugiés dans le tunnel d'évacuation des eaux des roues du moulin, Léon Mormont et 10 autres personnes n'apprendront le drame que le lendemain. Un récit relevant du devoir de mémoire, le thème de l'éditorial de Richard Jusseret, président du Cercle d'histoire. Dominique VAN IMPE, L'aérodrome de Saint-Hubert à vol d'oiseau 27 Affecté à la formation des pilotes civils et militaires, l'aérodrome public (1927) retenu comme terrain de secours de la ligne Sabena « Amsterdam-Bâle » verra aussi la construction d'avions légers de tourisme (1930-1932) par une équipe d'ouvriers, dont quelques borquins : Edmond Dehart, Joseph Jean, Joseph Leclère, Paul Goosse… Le vécu de ces hommes permet de (re)découvrir des épisodes étonnants : l'odyssée des « avions-missionnaires », l'avion avec l'aile en-dessous… Robert DE COSTER S.J., La Diglette Saint-Michel (1913-2013) 39 Selon les uns « un avant-goût du paradis », le « château des jésuites » pour d'autres… Dans tous les cas, un bâtiment à vocation multiple : école, centre de vacances, refuge de jésuites espagnols fuyant le Frente popular, abri nocturne de maquisards. Des anecdotes inédites : le refus de Martha de céder une tête de cerf au roi Léopold himself et à la princesse Liliane, « l'accueil » d'un groupe paramilitaire, le Campus challenge… avant que la fée Electricité (1967) et des rénovations successives ne donnent un lustre certain à ce lieu d'accueil. Jean-Pol WEBER, Le colis pour le cabinet de curiosités du dernier seigneur de Mirwart 49 Un courrier du chevalier de Lardenoy à Jean Thomas de Smacker qui a fait carrière aux armées… Né à Termes (Ardennes françaises) en 1747, de Smacker sera gouverneur de la Guadeloupe et sera écrasé par deux boulets de canon dans les tours de son paisible château ! Mais que contenait ce mystérieux colis destiné à son cabinet de curiosités ? La lecture du bulletin vous révèlera tout.

  • Bulletin 01-2015 - No 5, Jacques CHARNEUX, In Memoriam : Pierre-Paul Dupont 1 En paraphrasant le "Mon village c'est ma patrie" (Jules Renard), on peut écrire que Pierre-Paul Dupont avait, mieux encore, deux patries: sa belle ville natale de Namur et Saint-Hubert. Sans métaphore. Avec générosité il a servi l'une comme l'autre. Sans surenchère, quoique ici on reconnaîtrait que pour un pur urbain il était diantrement à l'écoute, attentif à l'Ardenne et à ces "Vrais-Ardennais" du Pays de Saint-Hubert qu'il respectait. Marie-Sylvie DUPONT-BOUCHAT, Pierre-Paul Dupont et Saint-Hubert : 60 ans d'histoires (1955-2015) 5 La famille Dupont a acquis le Moulin d'En Haut à Saint-Hubert en 1955. Dès ce moment, Pierre-Paul s'installe, sinon physiquement, au moins mentalement, dans ce lieu exceptionnel où débute à la fois sa carrière de chercheur et d'enseignant. Thierry SCHOLTES, A la Une : la rénovation de la fontaine de la place de l'Abbaye 9 Pour des raisons de procédures administratives, le dossier de rénovation de la place de l'Abbaye avait été partagé en deux parties : d'une part la rénovation de la place proprement dite, avec la réfection du pavement, en ce compris tous les travaux préalables, et d'autre part la restauration de la fontaine. Ce second dossier s'est donc achevé en octobre 2014 avec la remise en place de la vasque de bronze et les premiers essais, réussis, de l'amenée d'eau. Dominique VAN IMPE, L'aérodrome civil de Saint-Hubert a 90 ans ! Portrait impressionniste de José Orta, son premier directeur 11 Le 22 mai 1925, il y a donc juste nonante ans, la Ville de Saint-Hubert octroyait à Jean-Baptiste Richard de Vaux-sur-Sûre le droit d'installer et d'exploiter un aérodrome civil sur les hauteurs de la ville pendant nonante-neuf ans. Richard, personnalité importante mais discrète de l'aviation civile de l'époque, le "régional de l'étape", n'a manifestement pas de projet personnel ou local pur Saint-Hubert : il cède - vraisemblablement dès juin - ce droit à José Orta. La plaine d'aviation, installée aux frais de l'administration de l'aéronautique, est opérationnelle dès l'été 1926. Jacques CHARNEUX, Yvon Delepierre, Wasmuel 8 septembre 1930 - Hatrival 15 avril 2002 21 Dès avant 1970, Yvon Delepierre, de Hatrival, rejoindra comme membre effectif le petit cénacle qu'était notre Société (alors encore Cercle historique) "Terre et Abbaye de Saint-Hubert". Tout de suite, il y joue son rôle dans deux de nos activités alors pionnières en Luxembourg : d'une part notre fameux et original cycle de conférences-expositions dans une trentaine de villages et d'autre part nos inédits et grands stages d'archéologie et d'histoire organisés de 1968 à 1974. Albert FRAIPONT, Racing-Olympic : 1-1 ! Des débuts à la fusion... 23 Le 3 avril 1990, un courrier du FC Saint-Hubert (matricule 3411) adressé au secrétaire général de l'U.R.B.S.F.A., Alain Courtois, sollicite l'attribution du titre de Royal en vue des cinquante années d'existence du club en 1991. Cette missive rappelle que l'équipe de foot locale est l'émanation d'une fusion entre l'O.C. Saint-Hubert (matricule 3411) créé en août 1941 et du R.C. Saint-Hubert (matricule 3421). Jean-Pierre MONNAIE, Sœur (?) Marie-Louise, une "négresse africaine" à Saint-Hubert 45 Les Annales de l'Institut des Sœurs de Notre-Dame à Saint-Hubert, désormais conservées à Namur, mentionnent une certaine Marie-Louise, qualifiée de "négresse africaine" ou "négresse", tant dans les archives de l'Institut que dans les registres de la Ville et de la paroisse. Impensables de nos jours, de telles expressions ne faisaient alors pas problème. Jean-Pol WEBER, À Tellin, une œuvre inédite du sculpteur Renier Panhay de Rendeux (1722) 55 Le catalogue des œuvres de l'artiste liégeois Renier Panhay de Rendeux ne cesse de croître. Ainsi lui a-t-on attribué récemment deux nouvelles

  • Bulletin 02-2015 - No 6, Richard JUSSERET, Editorial - Vesqueville déclare forfait général (L'Avenir du Luxembourg, 4 septembre 2015) Dans la dernière parution de notre bulletin, Albert Fraipont retraçait l'histoire des deux clubs de football de Saint-Hubert, l'Olympic et le Racing. Ces deux clubs ont aujourd'hui disparu. Il y a dix ans, la RJS Poix raccrochait les souliers après plus de cinquante années de belles rencontres. Son terrain, le plus beau de l'entité, est aujourd'hui à l'abandon. Il y a cinq ans, Arville rangeait ses crampons à son tour. Aujourd'hui, les filets bien trop souvent troués de la JSC Vesqueville s'effilochent. Faute de joueurs. De joueurs motivés. De joueurs fiers de leur maillot. Richard JUSSERET, Ils sont à Blois ! Il y a un peu plus d'une année, Luc Pierrard, président du cercle d'histoire « Terre de Neufchâteau », nous partageait sa surprise de découvrir deux portraits l'un de Louis XV, l'autre de la reine son épouse donnés à l'abbaye de Saint-Hubert dans les collections du XVIIe et du XVIIIe siècle du Château royal de Blois. Léon FRANÇOIS, De l'eau dans les paysages aux paysages de l'eau: un autre regard sur la vallée de Poix Saint-Hubert Le promeneur ou le randonneur qui emprunte la route de St-Hubert à Poix, en longeant le ruisseau, découvre une vallée sans doute assez ordinaire, mais aussi un paysage original et exemplatif dont un examen attentif permettra de révéler la nature et la diversité et également de préciser les évolutions et les enjeux qui les touchent. Didier MARTENS, Le cénotaphe de saint Hubert de Guillaume Geefs, écho de la châsse de sainte Ursule de Hans Memling Parmi les œuvres d'art qui attirent aujourd'hui les regards du visiteur de l'ancienne abbatiale, le cénotaphe de saint Hubert est sans nul doute l'une des plus spectaculaires. L'ensemble, en marbre de Carrare et en pierre de France, est doublement signé par le sculpteur belge Guillaume Geefs (1805-1883) et doublement daté 1847. Il se trouve dans le bras nord du transept, dans la chapelle Saint-Bérégise, à l'emplacement pour lequel il fut conçu, derrière sa grille de protection originale. Dominique VAN IMPE, Suivi de recherche : Jean Orta est enterré au cimetière de Belgrade-Village La tradition orale rapporte que la population de Saint-Hubert avait été choquée de l'absence de service religieux lors du décès de José Orta le 7 mars 1950. Aucune trace ne subsistait de son lieu d'inhumation voire de crémation, Jean-Pierre MONNAIE, Quand le passé rattrape le présent - Janvier 1915. Note sur les premiers réfugiés/évacués à Saint-Hubert Le transfert d'une partie importante des prisonniers blessés français, le 2 décembre 1914, précède de peu l'annonce par l'autorité militaire allemande de l'arrivée de réfugiés ou évacués français à Saint-Hubert et à charge de la Ville. Cette concomitance ne pouvait qu'attirer notre attention sur la question des réfugiés/évacués, particulièrement d'actualité en cette fin d'année où les candidats réfugiés affluent dans le pays et la province.ert d'Ardenne

  • Bulletin 01-2016 - Numéro 7, Villers-la-Loue,seigneurie hubertine méconnue par Guido Hossey La découverte, en 2012, d'une borne dans le bois d'Arrentement par M. Fabien Hesbois a suscité une recherche dans les archives de l'abbaye de Saint-Hubert. Il s'ensuit la rédaction de cette étude sur le passé hubertin de Villers-la-Loue. Deux cartes, jamais encore publiées jusqu'ici, méritent d'être mises en évidence et soulignentune gestion administrative autoritaire, mais efficace, du territoire et du domaine forestier. L'abbé de Saint-Hubert et son prieur de Cons usaient d'une main de fer dans un gant de velours. La plus ancienne carte, datée de 1679, a été dessinée sur parchemin par l'arpenteur juré Adrien Gérard pour définir les limites précises entre les bans des communautés de Villers-la-Loue et de Meix-devant-Virton. Elle met en évidence la vallée de la Chevratte entre Meix-devant-Virton et Houdrigny. Et ce pratiquement un siècle avant la célèbre carte du comte de Ferraris (1770-1777). Une seconde carte, anonyme, sur parchemin et datable du XVIIIe siècle, illustre le tracé d'un abornement (neuf bornes) pour délimiter le droit de parcours entre les communautés de Villers-la-Loue d'une part et celles de Couvreux et de Monquintin d'autre part. Ce tracé se fait dans le bois du Prieur qui pour l'occasion change de nom et devient définitivement le bois d'Arrentement

  • Bulletin 02-2016 Numéro 8, Richard Jusseret, Éditorial, Thierry Scholtes, À la Une Un colloque scienà Saint-Hubert : c'est possible !, Léon Hannecart, Il y a un siècle : la déportation de 1916 à Saint-Hubert, Le 9 décembre 1916, 78 habitants de Saint-Hubert prenaient le chemin du camp de Soltau., Benoît Strepenne, De Poix à Saint-Hubert en tramway à vapeur, La ligne du chemin de fer vicinal de Poix à Saint-Hubert, inaugurée le 1er octobre 1886, suivait la route de Poix à Saint-Hubert, créée en 1860., Jacques Laurent, En Terre de Saint-Hubert : bornes des XVIe et XVIIIe siècles, Plusieurs bornes anciennes, d'époques et de fonctions différentes, subsistent dans les bois qui séparent Mirwart d'Arville, Albert Fraipont, Dom Spirlet, abbé des af… et homme d'affaires au fil de quatre anées de correspondance (1760-1764), Curieux destin que celui de Dom Spirlet car il accède à la notoriété davantage par l'échec du redressement financier de son institution et le fait d'être le dernier abbé de l'abbaye de Saint-Hubert que par une action réformatrice au plan spirituel ou un élan bâtisseur à la mesure de ses prédécesseurs., Jean-Pierre Monnaie, Blessés et blessures à l'ambulance 1034 à Saint-Hubert (1914-1915) Un hommage aux blessés du conflit, qui n'ont pas eu droit aux célébrations d'après-guerre et dont

  • Bulletin 01-2018, Numéro 11,Richard JUSSERET, Éditorial

    2017 fut l'année d'un bel anniversaire pour notre société régionale d'histoire, d'archéologie et de sauvegarde du patrimoine hubertin, devenue royale. Les actes du colloque organisé le 24?novembre sont rédigés et publiés. La boucle est bouclée, mais le travail ne s'arrête pas là : les recherches des membres et sympathisants se poursuivent inlassablement afin de mettre en valeur Saint(-)Hubert (la ville, l'ancienne abbaye, le saint patron, le rayonnement) et sa région.

    Jacques DAVIN, La restauration de la basilique de Saint-Hubert

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    Le 25?juin 2015, le Collège communal de la Ville de Saint-Hubert a attribué le marché de services d'auteur de projet pour la restauration globale de la Basilique à l'association de deux bureaux d'architecture : L'Arche Claire d'Arlon et 2BDM de Paris (Christophe Bottineau, Architecte en Chef des Monuments Historiques).

    Albert FRAIPONT, Awenne : 'The war for me is finished'

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    Des explosions illuminent violemment la nuit, un bruit d'enfer… Nous sommes la nuit du 19 au 20?mai 1942, le Halifax W7660 MP-L de l'escadron 76 de la RAF repéré par la chasse allemande s'écrase à 1 h 09 au lieu-dit «?Champ Saint-Martin?» à Awenne. Le bombardier avait décollé à 22 h 35 de Middleton Saint-George en Angleterre pour pilonner la ville de Mannheim, mais le Hauptmann Wilhelm Herget (II/N.J.G.4) de la chasse de nuit allemande guettait tel un oiseau de proie pour arracher sa troisième victoire aérienne. Il deviendra ultérieurement commandant de la base de Florennes dont la construction par les Allemands débutera cette même année 1942.

    Jacques LAURENT, Histoire et contexte du bornage du canton du Noirbin à Saint-Hubert

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    Une borne triangulaire en pierre bleue, plantée pour délimiter le canton de bois de Noirbin appartenant à l'abbaye, rappelle le partage des bois dans la mairie de Saint-Hubert en 1689. Elle porte, gravée sur une face, une crosse, et sur les deux autres un B, initiale de bourgeois.Quatre autres bornes furent plantées, dont trois subsistent.

    Stéphane HÉRIN et Jean PIERRET, Le semi-marathon d'Arville

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    En 1973, le 22?juillet, le petit village d'Arville fut un des précurseurs à organiser un événement sportif, un semi-marathon, au cours duquel le droit aux femmes à participer officiellement à une course de longue distance sur route (que l'on appellera plus tard «?jogging?») était admis. À cette époque en effet des règlements rétrogrades interdisaient encore aux femmes de courir ces distances.

    Bulletin 02-2018, Numéro 12,Richard JUSSERET, Éditorial 1 Les Journées du patrimoine ont montré, si besoin en était, à quel point notre patrimoine est une ressource exceptionnelle pour l'avenir de notre Ville. L'ancienne abbatiale, aujourd'hui basilique, fut assiégée par les visiteurs et les guides ont partagé leur passion. À la sortie, que des sourires. Mais teintés de tristesse face à l'état sanitaire de l'église Richard JUSSERET, L'ancien cimetière de la paroisse Saint-Gilles à Saint-Hubert 4 En 1980, l'Institut Royal du Patrimoine Artistique (IRPA) a édité un répertoire photographique du mobilier du canton de Saint-Hubert. Cet inventaire photographique est aujourd'hui consultable en ligne. Il reprend entre autres les monuments funéraires conservés dans l'ancien cimetière de la paroisse Saint-Gilles. À l'examen, il s'avère que celui-ci doit être actualisé. Cet article – il s'agit ici de la deuxième partie – se propose de faire cette mise à jour, non seulement en extension mais aussi en compréhension. Fernand VAN DEN ABBEEL, François Camille Delhalle : un garde de Warinsart dans la tourmente de la Grande Guerre 35 En cette année de commémoration du centenaire de la fin de la Première Guerre Mondiale, il a semblé opportun de rappeler le destin tragique d'un habitant de Bras, François Camille Delhalle (1882-1919), dit Camille, qui a fait partie d'une lignée familiale de gardes particuliers du domaine de Warinsart.Émile PÈCHEUR (présenté par José PÈCHEUR), Les bolèdjis Pètcheûr do Bork / Les Pècheur, boulangers au Bork 52 Mu grand pére, FELICIYIN Jozèf Pètcheûr, èst né lu 5 do mwès d'mê an 1845. Ses parints èstint : Jean Jozèf Alècsis (03.06.1798) èt Marie Thérèse Beaupré (15.01.1807). Duvè sès dîj ans, il alèt a scole pa l'roue d'Hamêde. Lu frére du s'mére Nicolas Josèf Beaupré (30.01.1821) èt s'fème Marie Léopoldine Jacques (25.03.1825) èstint cinsis èt i dmorint, o numèro 33 èt leûs stôles o numèro 35 (asteûr c'èst l'mutuèle catolike) du ç'voye la. Lu 16 do mwès d'mârs an 1856, ma tante Marie donèt l'djoû a one pètite bwèssale : MARIE Augustine Beaupré. An alant ou an rvènant du scole, mu grand pére alèt bèrcè su ptite couzine. Sovint, i dmandèt : Vos m'l'ordréz, ma tante ?... Mon grand-père, FÉLICIEN, Joseph Pècheur est né le 5 mai 1845. Ses parents étaient Jean, Joseph Alexis (03.06.1798) et Marie-Thérèse Beaupré (15.01.1798). Avant ses dix ans, il se rendait à l'école par la rue Redouté. Le frère de sa mère, Nicolas, Joseph Beaupré (30.01.1821) et sa femme Marie, Léopoldine Jacques (25.03.1825) étaient fermiers, ils habitaient au numéro 33 et leur étable se trouvait au numéro 35 (aujourd'hui mutuelle catholique) de cette rue. Le 16 mars 1856, ma tante Marie donna naissance à une petite fille : Marie, Augustine Beaupré. En se rendant ou en revenant de l'école, mon grand-père allait bercer sa petite cousine. Souvent, il demandait :?Vous me la garderez, ma tante ?...

CAHIERS D'HISTOIRE

  • Cahiers d'histoire, Tome I , J. CHARNEUX, La place du Marché à Saint-Hubert. Chronique de deux siècles 5 Les bâtiments de l'ancienne abbaye de Saint-Hubert enclosent ou limitent harmonieusement un enchaînement de cinq cours spacieuses. Le centre de la ville a la chance de disposer d'une triade de places publiques, jouxtantes mais autrefois bien distinctes : la cour du quartier abbatial, la place de l'Abbaye devant l'ancienne abbatiale et, commandant l'accès aux deux premières, la place du Marché. C'est au "Marché" de Saint-Hubert que, dans un essai d'étude par l'image et les archives, ces notes sont consacrées. A. DESPY-MEYER, L'église Saint-Gilles-au-Pré et la naissance d'une bourgade à Saint-Hubert au XIe siècle 39 Écrivant dans les toutes premières années du XIIe siècle, l'auteur de la chronique de l'abbaye de Saint-Hubert parle à deux reprises de l'église paroissiale de Saint-Hubert et la manière dont il le fait soulève un problème d'ordre chronologique. G. DESPY, Godefroid de Bouillon et l'abbaye de Saint-Hubert en 1095 45 D'après le témoignage unique de la Chronique de Saint-Hubert, au moment où le comte de Louvain et le prince-évêque de Liège Otbert cherchaient tous deux à conquérir le comté de Brugeron en Hesbaye pour agrandir leurs principautés territoriales respectives, le prélat mosan voulut mettre sur pied une expédition militaire pour mettre un terme aux visées des Brabançons. Ce jour-là, toujour selon notre seul témoin, le duc de Basse-Lotharingie Godefroid de Bouillon, prenant la tête des grands du diocèse qui l'avaient accompagné, aurait refusé tout concours princier à l'évêque aussi longtemps qu'un débat public n'aurait pas fait la lumière sur le différend qui avait amené Otbert à déposer l'abbé Thierry II de Saint-Hubert en 1093 et à le remplacer par un personnage qui ne pouvait être qu'un intrus aux yeux du chroniqueur. P. CUGNON, Nive-lez-Bure. Hameau disparu 51 Nives-lez-Bure a disparu depuis longtemps et son souvenir suscite une certaine curiosité, non seulement chez les personnes qui connaissent la région, mais aussi chez tous ceux qui continuent à fouiller le passé, afin de mieux comprendre les problèmes humains. Ce hameau fut toujours une référence pour le passage du Chemin Neuf, de sorte qu'il est fréquemment cité dans les relations ayant trait à cette importante voie de communication de Sedan à Liège. Toutefois, en 1665, Nives avait disparu. M.-S. DUPONT-BOUCHAT, La lutte contre le diable à Saint-Hubert au XVIIe siècle. Possédés. Sorciers. Débauchés. Trois types de victimes de la répression du satanisme et des déviations religieuses ou morales 59 Les archives de la Haute cour de Saint-Hubert témoignent tout au long du XVIIe siècle du climat de violence généralisée qui règne aussi bien dans le bourg que dans les campagnes avoisinantes. La menace est partout. De la peur du soldat à la peur du bourreau, en passant par la peur du loup, la peur du feu, la peur des sorcières... Le diable est partout. Convaincu de la nécessité d'entreprendre une campagne de redressement moral et religieux, Nicolas de Fanson va lancer, par l'intermédiaire des officiers de justice locaux, une vaste enquête destinée à repérer dans les villages de sa terre tous ceux dont la conduite laisse à désirer. Ou plus exactement tous ceux dont la conduite ne correspond pas aux normes qu'il entend imposer. M. DESSOY, Dom Nicolas de Fançon, réformateur de l'abbaye de Saint-Hubert (1611-1652) 87 Dom Schmitz, dans son Histoire de l'Ordre de Saint-Benoît, est fort dur pour dom Nicolas : "les méthodes autoritaires et sournoises de Nicolas de Fançon indisposèrent à la fois les moines et l'évêché de Liège." Faut-il partager ce jugement et condamner l'abbé sans l'entendre ? Nous ne le pensons pas. Il faut cependant reconnaître que "le petit Richelieu", ainsi qu'on le nomma, ne devait pas être accomodant tous les jours. L. HANNECART, L'expansion de l'abbaye de Saint-Hubert à Terwagne, sous l'abbé Nicolas de Fançon 113 Seigneurs de Terwagne depuis 817 par la munificence de l'évêque de Liège Walcaud, les abbés de Saint-Hubert ne semblent pas s'être beaucoup préoccupés de leur domaine condrusien avant la fin du XVIe siècle. Ils y nommaient les échevins, parfois étrangers à la localité, et le mayeur qui était à la fois leur censier et leur collecteur de cens, rentes et dîmes. Vers 1570, des contestations au sujet des droit de vouerie, de rentes foncières et de la propriété de Rappart, annexe de Terwagne, vont opposer l'abbaye aux comtes de Durbuy ou à leurs représentants. Les recherches que les moines effectuèrent dans leurs archives pour récuser les prétentions de leurs adversaires vont nous permettre de faire le point sur les biens de l'abbaye de Saint-Hubert dans la région de Terwagne à la fin du XVIe siècle. P.-P. DUPONT, Qui étaient les moines de Saint-Hubert ? Une étude sur le recrutement monastique aux XVIIe et XVIIIe siècles 129 Pour beaucoup d'historiens des temps modernes, l'histoire des institutions religieuses se confond avec celle des prélats qui les ont gouvernées. Mais qui étaient ces moines qui vivaient dans nos abbayes ? Pourquoi choisissaient-ils telle ou telle de celles-ci de préférence à d'autres ? Quelles relations entretenaient-ils encore avec le monde extérieur ? C'est à ce genre de questions que cette étude veut répondre dans le cadre de l'abbaye de Saint-Hubert. R. de DECKER DOUCET de TILLIER et P. STASSEN, Les Malles-Postes dans l'Ardenne d'autrefois. Le relais de Tellin 147 Vers 1750, l'abbaye de Saint-Hubert élève à Tellin des bâtiments neufs destinés à accueillir le relais des postes établi sur la section Sedan-Marche de la route Paris-Liège. J.-M. DUVOSQUEL, Les statistiques communales de l'ancien canton électoral de Saint-Hubert (1834-1976) 155 M. DESSOY et L. FAUTRAY, Quelques cartes postales. Saint-Hubert, la ville et les environs.

  • Cahiers d'histoire, Tome II , M. DESSOY, Le corps de saint Hubert 3 La question de savoir où se trouve actuellement le corps de saint Hubert n'est pas nouvelle. Elle intrigue bon nombre de gens et on a fait à ce sujet toutes les suppositions possibles. En dépit du temps qui fait que tout passe et tout lasse, certains gardent l'espoir de le retrouver un jour ou l'autre. A. LARET-KAYSER, Les prieurés hubertins de Prix, Sancy et Cons. Trois fondations d'initiative laïque 25 Ces prieurés hubertins de création laïque ont tous été fondés entre 1050 et 1100. Il ne s'agit pas là d'un hasard, mais bien de l'aspect concret d'un phénomène de nature à la fois sociale et spirituelle qui rend compte du besoin ressenti par l'aristocratie nouvelle de poser les jalons de sa course au pouvoir et à la fortune, ainsi que de l'incidence sur cette classe privilégiée des mouvements de réforme qui se sont fait jour au sein de l'Église régulière. Dans le cas de Saint-Hubert, il est évident que la floraison des prieurés n'est que fort partiellement imputable à la vitalité du monachisme et de la croissance économique de l'abbaye. P. CUGNON, Lamsoul. La 'cense' et l'ancien fourneau 49 Lamsoul est un important lieu-dit formant une partie étendue, mais très faiblement habitée, de l'ancienne commune de Jemelle, aujourd'hui fusionnée avec Rochefort, avec quelques débordements sur l'ancienne commune de Forrières, fusionnée avec Nassogne. L'abbé de Saint-Hubert, en sa qualité de seigneur de Jemelle, y possédait des droits. M.-S. DUPONT-BOUCHAT, La violence et la peur. Des mentalités et des mœurs à Saint-Hubert au XVIIe siècle 55 Cette chronique de la vie quotidienne à Saint-Hubert au XVIIe siècle, tracée à partir des archives judiciaires, est placée sous le signe de la violence et de la peur, impression dominante qui se dégage des sources de l'époque. D'un côté, il y a les malheurs de la guerre et les ravages des soldats : pillages, incendies, meurtres, enlèvements, vols et viols. En face, la vengeance des paysans, la violence de la justice, du clergé lui-même, et des particuliers entre eux. Devant la violence des soldats, la peur et la fuite, mais aussi les représailles contre des soudards isolés à qui l'on fait chèrement payer les méfaits dont on a souffert. Devant la violence des particuliers : rixes, querelles, coups, blessures et meurtres, la violence de la justice avec ses tortures, ses supplices, ses bûchers... Chacun est pris dans l'engrenage d'une violence qui se développe en même temps que la peur qu'elle engendre. G. LAFONTAINE, La curieuse épitaphe du curé Charles Jamotte 93 Charles Jamotte, né à Saint-Hubert en 1611, fut curé de Marcourt de 1636 à 1674. On lui doit la création en 1639 de l'ermitage de Saint-Thibaut, sur l'emplacement du château des comtes de Montaigu. Sa pierre tombale, encastrée dans le mur extérieur gauche de l'église de Marcourt, porte une épitaphe que l'on peut qualifier de curieuse à plus d'un titre. O. LOTHAIRE, L'ermitage de Saint-Léonard à Nassogne au XVIIIe siècle 103 Le territoire de Nassogne abritait jadis deux ermitages : l'un dédié à saint Monon, l'autre à saint Léonard. Le lieu-dit Saint-Léonard, petite clairière dans les bois communaux, est situé au sud du village, dont il est distant d'environ trois quarts de lieue. Un sentier en zigzag, bordé des quatorze stations d'un Chemin de Croix se terminant par une petite grotte taillée dans le roc représentant la mise au tombeau, conduit aux abords immédiats de la chapelle. J. CHARNEUX, Les biens et les revenus du clergé paroissial de la terre de Saint-Hubert au XVIIIe siècle 125 Après l'énergique ré-évangélisation de nos régions aux VIe et VIIe siècles, mouvement de renouveau qui suivra l'installation progressive des envahisseurs germaniques dans les anciens territoires gallo-romains, l'organisation de nos paroisses va prendre une première et valable forme à l'époque carolingienne. Au fil du temps, cette mise en place va concerner les paroisses rurales qui se multiplient à l'instar des sanctuaires plus éloignés ou plus modestes. Chaque paroisse aura son domaine qui constitue la partie essentielle de son patrimoine. J. LAURENT, Bornes du XVIIIe siècle aux confins des communes de Bande, Champlon, Grune et Nassogne 153 Sur la limite des communes de Bande et de Grune subsistent des bornes du XVIIIe siècle, gravées de la crosse. Elles forment la limite séparant le bois de Grune, ancienne propriété des de Mozet, seigneurs de Grune, et le bois de Bande, dit à cet endroit bois des Moines car ancienne propriété de l'abbaye de Saint-Hubert. P. STASSEN, Le pensionnat des soeurs de Notre-Dame à Saint-Hubert, 1809-1914 159 Alors que de longs pourparlers se tenaient entre Mère Julie Billiart, Mgr Pisani de la Gaude, l'abbé Grandfils, curé, et le bureau de bienfaisance de Saint-Hubert à propos de l'installation d'une école de filles, l'industriel Zoude donna en 1809, de concert avec le maire Nicolas Wilmet, une impulsion prépondérante à cette création. J.-M. DOUCET, La presse à sensation et la rage au XIXe siècle 189 Pourquoi la presse à sensation s'intéressait-elle à saint Hubert ? Comment le premier évêque de Liège, mort en 727, défrayait-il encore la chronique au milieu du 19e siècle ? Canardiers et rédacteurs de canards, ces petites brochures mal imprimées et ornées de gravures médiocres, vendues à la criée par des colporteurs spécialisés, considéraient les morsures d'animaux enragés comme des faits divers dramatiques. Or, au 19e siècle, quand il était question de rage, saint Hubert n'était jamais très loin... R. SATINET, L'activité industrielle dans les environs de Poix-Saint-Hubert entre 1830 et 1914 209 Chacun a entendu parler des activités économiques assez diverses de la région au début de ce siècle. Mais quelles ont été ces activités ? Quelle était leur importance ? Pourquoi ont-elles disparu ? Pour l'essentiel, elles se trouvaient dans ce qu'il est convenu d'appeler le Val de Poix. Le cours de la Lomme de part et d'autre de la gare de Poix-Saint-Hubert et le cours du ruisseau de Poix sur environ deux kilomètres en amont de son confluent avec la Lomme forment donc le cadre géographique de cette recherche. A. DAGANT, Le temps du rail à Saint-Hubert. À toute vapeur 223 Les différents tracés étudiés par la Grande Compagnie du Luxembourg pour relier Bruxelles à Luxembourg laissaient de côté plusieurs agglomérations importantes. Les raisons en étaient la recherche du parcours le plus économique à réaliser, du profil le plus commode à exploiter, mais aussi les réticences dues à une certaine méfiance à l'endroit du chemin de fer à vapeur. La ligne délaissa donc Wavre, Marche, Rochefort, Saint-Hubert et Neufchâteau. Le problème de la liasion des anciens centres avec la nouvelle artère de communication était posé. Ce n'est qu'avec la S.N.C.V. qu'une solution valable serait apportée à la desserte de ces "intervalles". La ligne à voie métrique de Poix-Saint-Hubert à Saint-Hubert, inaugurée le 1er octobre 1886, fut la première en Wallonie. Cette première partie d'une étude en deux volets s'intéresse aux origines de la ligne, à la S.N.C.V., à la gare de Saint-Hubert, à la ligne de Freux, à la vapeur et à ses locomotives, ainsi qu'à des relations plus anecdotiques de souvenirs de guerre et d'hivers d'antan. L. HANNECART, Note sur la déportation de 1916 à Saint-Hubert 259 Un arrêté du Grand Quartier général allemand en date du 3 octobre 1916 institua dans la zone des étapes de la Belgique occupée un régime de travail forcé avec déportation pour toute personne inoccupée recourant à l'assistance d'autrui. Ce régime fut étendu dans les jours suivants à l'ensemble du territoire régi par l'administration civile allemande. Le samedi 9 décembre 1916, 78 habitants de Saint-Hubert prirent le chemin du camp de Soltau. L. FAUTRAY, Libramont-Chevigny. Images d'autrefois 269.

  • Cahiers d'histoire, Tome III , Introduction 3 , Albert DOPPAGNE, La place de saint Hubert dans le folklore 5 , Félix ROUSSEAU, Le personnage historique de saint Hubert 19 . Sur le plan strictement historique, saint Hubert nous est surtout connu par une Vita, une modeste biographie écrite quelque vingt ans après sa mort par un clerc inférieur de son entourage, liégeois probablement, qui fut son compagnon, voire son familier, pendant à peu près les treize derniers mois de sa vie. L'unique souci de l'auteur est l'édification, et non pas l'histoire de son évêque. Il ne nous dit rien des origines et de la famille du prélat, pour la raison sans doute que c'était chose trop connue en son temps. Maxime DESSOY, Les familles thaumaturges de saint Hubert 33 Les familles thaumaturges de saint Hubert se trouvent partout, tant en France qu'en Belgique. Elles ont ceci de commun qu'elles se disent de la lignée de saint Hubert et donc douées du privilège de toucher ou de soigner les personnes mordues de bêtes enragées. De cette médication, très variée suivant les personnages, ne sont pas nécessairement exclus les animaux. Joseph ROLAND, Le mythe du cerf 55 Depuis une haute antiquité, le cerf, ou plutôt la biche et le cerf, ont occupé une place importante dans la mythologie, dans les écrits des hagiographes et dans la littérature épique et narrative du Moyen Âge. Dans la littérature hagiographique, le cerf apparaît pour la première fois dans la biographie de saint Eustache (Placidus). C'est dans les manuscrits de la première moitié du XVe siècle que la légende de l'apparition du cerf crucifère est relatée pour la première fois dans l'historiographie de saint Hubert. Léon MARQUET, Rage et euthanasie 67 . Parmi les maladies dont l'homme peut être victime, la rage a toujours été considérée comme l'une des plus terribles et l'une de celles qui inspirent le plus de craintes. Cette maladie redoutable conduisait à des actes aussi affreux que l'étouffement de parents, actes pourtant inspirés par la pitié et le désir de mettre fin à des souffrances insupportables. Françoise LEMPEREUR, Saint Hubert dans la chanson populaire 79 Peut-on parler de "chansons populaires" lorsqu'on se penche sur les textes mis en musique relatifs au Patron de l'Ardenne ? Il semblerait plus correct de parler de "cantiques". Et pourtant… Georges DESPY, Un article inédit de Godefroid Kurth : Le domaine de Villance au IXe siècle 97 Villance est le nom porté aujourd'hui par une comune du canton de Saint-Hubert, province de Luxembourg. Ce nom désignait dans l'origine un domaine beaucoup plus considérable, comme on le verra, et dont la commune actuelle de Villance ne représente plus que le noyau. Un intéressant document du IXe siècle, le pouillé de l'abbaye de Prüm, nous fournit sur l'état de cette terre, il y a mille ans, des renseignements pleins d'intérêt. André DAGANT, Le temps du rail à Saint-Hubert. Au chant des 'Sherman' 119 . Cette seconde partie d'une étude dont la publication a commencé dans le Tome II des Cahiers d'histoire présente les chapitres traitant des autorails, de la voie, de la ligne de Poix, des gares de Poix et du quartier du Fays, du trafic et des horaires, du matériel remorqué ainsi que de la disparition de la ligne. Léon FAUTRAY, Chevigny. Images d'autrefois.

  • Cahiers d'histoire, Tome IV,P. STASSEN, Saint Hubert à Paris. Deux confréries d'Ancien Régime inconnues 3. A première vue, rien ne paraît prédisposer la capitale de la France à devenir, sous l'Ancien Régime, un relais du culte hubertin. La distance: quelque 300 kilomètres la séparent du monastère et des reliques de saint-Hubert (distance considérable, en raison des mauvaises routes d'alors). L'éloignement relatif de la ville par rapport aux grandes forêts d'Ile-de-France et aux zones de chasse, d'ailleurs strictement réservées au roi et aux grands. Enfin, la "concurrence" faite à Hubert, sur tous les horizons, par les autres saints antirabiques. Néanmoins, le hasard des recherches de bibliothèque nous a permis de redécouvrir, début 1978, deux confréries établies dans la ville et le diocèse de Paris, et dédiées au patron des chasseurs. La plus intéressante est corporative ou de métier, sous le vocable des saints Hubert d'Ardenne et Eloi (1445-1794). Son siège demeura jusqu'en 1746 dans la peu commune chapelle Saint-Julien-des-Ménétriers, rue Saint-Martin. L'autre, confrérie de pure dévotion, mena une existence difficile et éphémère (1658-1755) dans la très bourgeoise paroisse de Saint-Roch, rue Saint-Honoré. S. GABER, Les possessions de l'abbaye de Saint-Hubert à Blagny, La Ferté, Margut, Sailly et Villy 33 Lorsque commença la Révolution de 1789, plusieurs abbayes et prieurés étrangers au royaume de France étaient possessionnés dans le duché de Carignan. C'était en particulier le cas de la fameuse abbaye de Saint-Hubert en Ardenne, laquelle exploitait deux fermes, l'une à Blagny, l'autre à La Ferté. L'abbé était en outre collateur de la paroisse de Margut et, dans un passé plus lointain, l'abbaye bénédictine avait encore bénéficié de droits à Sailly et à Villy. M. DESSOY, L'énigmatique dom Nicolas Spirlet, abbé contesté de Saint-Hubert 43 Dom Nicolas Spirlet?... Bien sûr, on le connaît et même très bien! N'était-ce pas cet abbé orgueilleux, ambitieux, plus politicien que religieux, dur pour ses moines, aventurier dans ses entreprises, ruinant son monastère par son incompétence et finissant en exil après avoir été rejeté par ses moines.Tel est, à peu de choses près, le jugement que la plupart des auteurs ont porté sur lui. Est-ce avec raison? C'est la question que nous nous posons et c'est pour la résoudre que, sans prétention et aussi objectivement que possible, nous nous proposons de reprendre les pièces du procès. P. CUGNON, Lomprez, 'ville' fortifiée 97 En avril 1973, en procédant au nivellement de leurs terrains sis rue De Gouba, MM. H. Liban et J. Dozot ont mis au jour un tronçon remarquable de l'enceinte fortifiée de l'ancienne "ville" de Lomprez. Ce tronçon, qui s'étend au sud-ouest du village, à gauche de la route Wellin-Gedinne, sur une longueur totale de 120 m. environ, est flanqué de deux demi-tours rondes de défense, ayant +/- 8,50 m. de diamètre extérieur et distantes l'une de l'autre de 45 m. L'épaisseur des murailles est de 2 m. J. CHARNEUX, Foires et marchés à Lomprez et à Villance en Terre de Mirwart 109 La Terre de Mirwart, importante seigneurie du duché de Luxembourg, aura des frontières relativement stables à la fin du XVe siècle: c'est un territoire en forme de quadrilatère, d'environ vingt-six kilomètres de base sur vingt-et-un kilomètres de hauteur. L'ensemble regroupe une quarantaine de villages et de hameaux. Chef-lieu de cette seigneurie rassemblant trois châtellenies (Lomprez, Mirwart et Villance), Mirwart avec son château-forteresse y est très nettement décentré vers l'est. Situé au sud, Villance y apparaît néanmoins beaucoup plus central. Tandis que Lomprez est à l'extrême nord-ouest. H. JACOB, Les ancêtres paysans de Paul Verlaine, prince des poètes et Ardennais 137 "Pauvre Lélian", comme s'appelait justement Paul Verlaine! Pour l'excuser, nous pourrions, à notre tour, en rajouter à la thèse d'une hérédité affligeante. Ses cousins de Sûre, en 1788, eurent maille à partir avec la justice parce que le village se rassemblait chez eux à l'insu du seigneur, y buvant sec jusqu'à des heures prohibées. Mais, pour payer leurs redevances, point de deniers! La cour féodale de Mirwart n'insistait pas. Un Pierre Verlaine et son frère Jean sont surpris à voler des hêtres en 1741; ils se rebellent, jouent de la hache et du fusil envers les forestiers, sont emprisonnés à Luxembourg. En 1770, un autre Pierre Verlaine solde son aventure amoureuse en livrant seize écus et six brebis à la payse qu'il n'a pas le moyen d'épouser. En 1855, André-Joseph Verlaine, 20 ans, est écroué au dépôt de mendicité de Mons, avec trois concitoyens... L. HANNECART, Mortalité infantile dans la Terre de Saint-Hubert. Les enfants 'fortunés' 161 Fortunés est le participe passé du verbe fortuner signifiant jadis infortunés, de même que le substantif fortune désignait le malheur, l'accident. Les enfants 'fortunés' ne sont pas aisément décelables dans les documents. Le dépouillement des registres paroissiaux est particulièrement décevant pour cette catégorie de décès. Quelle valeur accorder alors aux registres tenus par les curés des petites localités? Ces documents ne nous permettant pas un comptage austère, nous avons été réduit à glâner les traces de ce type de mortalité dans les nombreuses requêtes adressées aux abbés de Saint-Hubert par leurs sujets, ainsi que dans la comptabilité des officiers de Mirwart. La responsabilité des parents pouvant être mise en cause à l'occasion du décès accidentel d'un enfant, les officiers du seigneur procédaient à une enquête plus ou moins sommaire et n'hésitaient pas à poursuivre dans les cas douteux. Nous avons relevé plusieurs cas d'amendes infligées à des parents insouciants ou inconscients. J.-P. SERVAIS, Les sobriquets de Saint-Hubert 171 La première question qui vient à l'esprit au moment d'aborder l'étude d'un système de sobriquets est celle de sa fonction sociale. En effet, il est évident que le souci de distinguer l'individu dans la communauté n'est plus déterminant en l'occurence, l'état civil officiel assumant parfaitement ce rôle. Mais il n'est pas moins évident que la fonction des anthroponymes n'est pas exclusivement distinctive: en se "rebaptisant", les gens s'offrent aussi le plaisir de la création, de l'invention. C'est à ce plaisir que l'homme du peuple, après que le système des noms se fut figé sous l'effet des législations, n'a pu renoncer. Il a donc continué à multiplier les appellations dans le système parallèle des sobriquets, plus pittoresque, plus vivant, plus cruel aussi parfois. Dossier : Ecoles rurales et lutte scolaire au XIXe siècle J. DUCHAMPS, L'enseignement primaire et les écoles à Nassogne de 1820 à 1920 215 En 1879, une loi scolaire a cruellement blessé le pays tout entier et Nassogne n'y a pas échappé. Cette loi fut à l'origine d'un renouveau incontestable dans l'enseignement. A l'occasion de ce centième anniversaire, il est bon de connaître l'évolution de cet enseignement primaire et les nombreuses vicissitudes dont il a si souvent été l'objet. Y. DELEPIERRE, Guerre scolaire en Ardenne. 'L'affaire Valentin Perin', instituteur à Hatrival 243 Il est de gens qui, dans leur petit monde, marquent leur époque, qui suscitent des passions et dont se souvient la légende villageoise. Embellissant ou noircissant, ajoutant souvent une coloration personnelle, la vox populi transmet parfois de ces souvenirs qui, torrents impétueux à un moment très précis, ne sont en fait que le reflet lointain d'événements d'une portée bien plus grande. Auteur, victime, protagoniste ou marionnette d'une guerre scolaire qui n'en finissait pas, Valentin Perin est de ceux-là. Instituteur communal à Hatrival de 1864 à 1892, il connut successivement l'approbation et le désaveu de la population. E. DEFECHE, Une école en milieu rural. L'école communale de Bras de 1820 à 1920 269 Le 2 décembre 1825, le conseil communal envisage de procéder à la construction d'une école à Bras. Mais la commune s'est épuisée pour la construction d'une église et des réparations au presbytère. Si elle ne participe pas à la répartition des 5.000 florins mis à la disposition des communes par le gouvernement, elle devra renoncer à son projet. Le 15 mai 1828, sire Henri Joseph Delvaux de Bourcy, curé et desservant de la paroisse de Bras pendant 25 ans, décède et lègue une somme de 300 florins pour aider à la construction de l'école. Le 1er novembre 1829, la commune reprend son idée de construction. G. HOSSEY, J. GILLARD & J. LAURENT, Substructions romaines à Bras-Haut 291 Le village de Bras est bien connu des archéologues. La période romaine y est particulièrement bien représentée. En fait, on trouve dans ce village plusieurs villas et cimetières datant de cette période. Signalons les villas ou substructions romaines à Grupch (Bras-Bas), Botassar, Gueurry et Toray (Bras-Haut). A ces constructions, il convient d'ajouter les sépultures romaines découvertes au Banalbois, Aux Pluquettes (Bras-Bas) et Toray (Bras-Haut). L. FAUTRAY & M. TIBERGHIEN, Bras et Séviscourt. Images d'autrefois 297 Avant la fusion avec Libramont, contre laquelle l'édilité locale avait protesté dans une lettre adressée au Ministre de l'Intérieur, la commune de Bras - 3547 ha. 14 a. 52 ca. - était constituée des sections de Bras-Haut (vers Saint-Hubert), Bras-Bas (centre) et Séviscourt (vers Libramont). In Memoriam Maxime Dessoy, 1899-1980 315 Le dimanche 9 mars dernier, à la clinique Sainte-Elisabeth à Namur, mourait l'abbé Maxime Dessoy, curé-doyen émérite de Saint-Hubert et président de "Terre et Abbaye" depuis sa fondation.

  • Cahiers d'histoire, Tome V, J.M. DOUCET, La localisation de la conversion légendaire de saint Hubert à La Converserie. Supercherie monastique ? Tradition populaire ? Initiative des chasseurs romantiques du XIXe siècle ? 3 Selon les termes d'une ancienne oraison populaire, Hubert, prince d'Aquitaine à l'époque de l'Empire franc, délaissait le chemin de la foi chrétienne pour les sentiers de la chasse lorsqu'il eut un jour "l'avantage de voir Jésus crucifié entre les bois d'un cerf". Cette vision le détermina à se convertir et à s'engager dans la voie du sacerdoce. Ainsi commence la célèbre légende du premier évêque de Liège, patron des chasseurs, un des saints les plus populaires du calendrier catholique. J. HOCKAY, L'abbaye de Saint-Hubert au Moyen Âge, 1189-1500. I.- Années troublées et première restauration, 1189-1212 63 Cette série d'articles retrace, au rythme des abbatiats, l'histoire de trois siècles, plus précisément celle de la période 1189-1500. Celle-ci pourrait comprendre quatre volets: une période troublée (1189-1199), des essais de restauration (1199-1301), une réforme (1302-1364), les dernières années et l'ouverture aux temps modernes (1365-1500). Trois séquences composent cette première étude qui couvre les années 1189-1212. C. DUPONT, Les jurés de Saint-Hubert à la fin du Moyen Âge 109 Une enquête de G. Despy et C. Billen sur les jurés des villes de Basse-Lotharingie au XIIIe siècle permet de voir en eux les représentants d'une partie de la population urbaine liée plus spécifiquement au commerce ou, d'une manière plus large, à la richesse mobilière. Elle montre le caractère représentatif de cette institution, parfois temporaire, destinée à être le défenseur et le porte-parole d'un groupe ou d'une partie de groupe social. Étudier les jurés de Saint-Hubert oblige à analyser concrètement la mise en place et le fonctionnement historique de la réalité urbaine à Saint-Hubert et ajoute des éléments à la connaissance, encore fragmentaire, des villes médiévales en Ardenne. On ne connaît pas de manière exacte les causes et la date de création des jurés de Saint-Hubert, mais on sait, par un record de la haute cour du lieu daté de 1514, que c'est sous l'abbatiat de Jean d'Ockier (1373-1399) qu'un ou des conflits ayant surgi entre l'abbé et l'avoué de Saint-Hubert d'une part et les bourgeois d'autre part, il fut décidé de créer quatre jurés. A. LANOTTE, La crosse de Remacle de Marche, abbé de Saint-Hubert, 1538-1564. A propos d'une attribution erronée 119 Les chanoines titulaires de la cathédrale Saint-Aubain de Namur ont offert en 1929 à Paul-Justin Cawet, nommé évêque d'Himéria et désigné comme coadjuteur de l'évêque Thomas-Louis Heylen, une crosse réalisée par les orfèvres Salmon et Wouters des ateliers d'art de Maredsous. La pièce, conservée à l'évêché de Namur et récemment remise au trésor de la cathédrale, a figuré à plusieurs expostions organisées à Saint-Hubert. Elle y a été présentée comme une réplique de la crosse de dom Spirlet, dernier abbé du lieu. L'attribution est erronée: elle est une réplique de la crosse de Remacle de Marche, abbé de 1538 à 1564 dont elle porte le blason. L. HANNECART, Survivance de pélerinages expiatoires en Ardenne au XVIIe s. 131 La pratique des pèlerinages expiatoires et judiciaires a connu une extension considérable au Moyen Âge et en particulier aux XIVe et XVe siècles, pour s'estomper progressivement au siècle suivant. Cette sanction a été considérée par certains historiens comme un effet de la mainmise ecclésiastique sur les autorités civiles. D'autres cependant n'y ont vu qu'un élan religieux attisé par la renommée de certains sanctuaires. Il faut cependant remarquer que le recours à ce procédé était particulièrement fréquent dans les principautés ecclésiastiques. Le but poursuivi par le pèlerin était l'obtention du pardon de ses fautes ou de ses délits, après avoir visité le sanctuaire désigné. Pour s'assurer de la réalité du déplacement, l'autorité exigeait au retour un témoignage écrit. J. CHARNEUX, La table des moines ou un quart de siècle d'alimentation à l'abbaye de Saint-Hubert, 1717-1742 139 Traditionnellement, l'historien s'intéressait fort peu à l'histoire matérielle, à l'évolution du niveau de vie et, encore moins, aux coutumes alimentaires. Mais, depuis quelques années, l'alimentation devient l'un des domaines de la recherche et de l'interprétation historique. Pour l'abbaye de Saint-Hubert au sens très large, soit "de la dépense pour la nourriture de la communauté, hôtes et domestiques', nous disposons d'un précieux livre de comptes, tenus sans discontinuité pendant un quart de siècle, du 10 décembre 1717 jusqu'au 20 février 1742. M.-S. DUPONT-BOUCHAT, Le pénitencier de Saint-Hubert. I. - La maison pénitentiaire des jeunes délinquants, 1840-1867 161 Le 8 juin 1840, l'Etat décrète l'établissement de la maison pénitentiaire des jeunes délinquants dans l'ancienne abbaye de Saint-Hubert. Le pénitencier s'ouvrira le 1er juin 1844. Un peu plus de cent ans plus tard, un procès retentissant aboutit à la fermeture de Saint-Hubert (1953-1954). Ces cent années d'histoire du pénitencier de Saint-Hubert font l'objet d'une série d'articles dans les Cahiers d'histoire. ce premier article a pour objet l'origine de l'institution et l'histoire des premières années en tant que "maison pénitentiaire pour jeunes délinquants" de 1840-1844 à 1867, avant que n'intervienne la première réforme. L'objectif de ce premier article est de mettre en lumière le contexte économique et social, politique et juridique, idéologique et mental au sein duquel la maison de Saint-Hubert a vu le jour. G. HOSSEY, La bataille de Luchy (Bertrix-Ochamps), le samedi 22 août 1914 183 Le dimanche 2 août 2014 à 19 h, Karl von Below-Saleske, ministre d'Allemagne à Bruxelles, remet à Julien Davignon, ministre des Affaires étrangères, le texte de l'ultimatum allemand. Le 4 août, les troupes allemandes envahissent la Belgique. Le plan allemand, dénommé plan Schlieffen, prévoit le débordement de l'armée française par son aile gauche. Cette manœuvre implique le passage par la Belgique et donc la violation de sa neutralité. Dans le Sud-Luxembourg, deux armées allemandes, la IVe armée (Albert duc de Wurtemberg) et la Ve (Kronprinz), se trouvent face à la 4e armée française (général Langle de Cary). Les combats du 22 août, livrés à Maissin, Luchy, Neufchâteau et Rossignol, s'inscrivent dans une même offensive allemande visant le passage de la Semois en direction de la Meuse. J.-P. SERVAIS, Un exode 'en Quarante' 195 Journal de bord tenu du jeudi 9 mai au mercredi 21 août 1940, cette chroniq

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