Les Poésicales 2021

 

Les Poésicales est un projet porté par la Province de Luxembourg. Il associe son secteur Musiques Amplifiées (via des compositeurs, musiciens ou interprètes inscrits sur www.lampli.be) et son Service du Livre Luxembourgeois (via des poètes de la province de Luxembourg) ainsi que l'IMP « La Providence », situé à Étalle.

Il ne fait aucun doute que, la poésie et la chanson sont intimement liées car elles partagent des éléments fondamentaux communs : la recherche du verbe, des sonorités, de l’image... La versification crée le rythme et la rime l’enrichit. Elle apporte avec elle les couleurs et le caractère musical à l’œuvre. Il n’est donc pas étonnant de constater que plusieurs grands artistes ont tenté l’aventure d’une mise en musique de vers célèbres. Pour certains, il s’agit d’une rencontre avec un poète, c’est le cas de Jean Ferrat et sa relation privilégiée à Louis Aragon. D’autres, comme Léo Ferré, habillent le texte d’une superbe mélodie.

Les Poésicales sont nées de ce constat et d’une envie : celle d'associer poésie et musique, de mettre en rapport des poètes et des musiciens dans le but de créer une oeuvre musicale originale. 

Les Poésicales cherchent ainsi d’autres manières pour faire connaître un auteur ou un musicien ; un texte ou une œuvre... Et par extension, à casser les cadres, à bousculer les lignes de codes, à nourrir des rencontres inspirantes…

 

Les créations :

Les compositions de la 1re édition sont à revoir ici : https://lampli.be/project/les-poesicales

Avec la 2e édition des Poésicales, la Province de Luxembourg fait rimer création et innovation.

Suite aux deux appels à candidatures lancés conjointement par les deux services provinciaux et grâce à notre partenaire de terrain et à l’expérience de Thomas Robert qui a assuré la coordination musicale du projet, la Province de Luxembourg a abouti à la présentation et au mariage de quatre compositions avec quatre poésies.

Un concert de clôture s'est tenu le dimanche 22 août 2021, à la MCFA lors du festival Ouvertures, organisé par le Théâtre National :

 

 

Échanges avec Jacky Carême (dit Professeur Jack)

 

 

Échanges avec Mr Maxx, le nomade du Rock

 

 

Guillaume Demarteau sur un texte de Malika El Maizi

 

 

De gauche à droite : Jacky Carême, Mr Maxx, Guillaume, Marie Derley, Paul Mathieu et Malika El Maizi

(Absents de la photo : Thomas Robert et Sabine Caprasse)

 

Les lyrics vidéos :

L'artiste  Guillaume a choisi de mettre en musique le texte de Malika EL MAIZI : Empreints de peau.

Jeune auteure belgo-marocaine, sud-luxembourgeoise, romaniste de formation, Malika El Maisi écrit du théâtre, du court-métrage, de la nouvelle et mène des projets artistiques et culturels divers. Artistes, techniciens, producteurs et opérateurs culturels gravitent autour de son univers. Malika El Maizi apprécie particulièrement les formes brèves, mistes et le lien à l'oralité, mais sa forme première, sa première grande rencontre, reste la poésie. Bien qu'encore inédite (autoéditée), elle écrit de la poésie depuis presque toujours et participe régulièrement à des ateliers d'écriture et des rencontres poétiques. Depuis deux ans, elle s'intéresse particulièrement à la création de poésie sonore. Ainsi est né "Rougir", de la poésie sonore, parue en 2019, en autoédition : fruit d'un désir libertaire, d'une envie pressante de poésie sonore sans compromis, d'un engagement artistique pour une sensualité assumée.

À noter que Malika a déjà été sélectionnée pour la première édition des Poésicales, lors desquelles le compositeur et pianiste Vincent Stine (Thiaumont) et Oriane Stine (chant) se sont emparés de son poème "Marie, Épisode 10".

 

Le groupe Mr Maxx a chois de mettre en musique le texte de Paul MATHIEU : Tectonique des mondes.

Né à Pétange le 15 janvier 1963, Paul Mathieu fait ses études en philologie romane à l'Université de Liège et enseigne actuellement à l'Athénée Royal d'Athus. Auteur - belge et luxembourgeois - de poésies, de nouvelles, de pièces de théâtre et de nombreux articles et critique littéraire, Paul Mathieu collabore à diverses revues tant par des textes de création que par des lectures, recensions et critiques littéraires. Passionné d'histoire, il collabore activement aux Cahiers luxembourgeois notamment. Il est l'auteur de divers travaux d'anthroponymie et de toponymie, et d'études sur plusieurs contes et légendes. Les premiers recueils de poèmes de Paul Mathieu ont paru quasi en même temps, à la fin de 1998. Depuis, il ne cesse de publier, souvent des recueils de poésie, mais il pratique aussi le genre de l'essai, du théâtre et des nouvelles (dernièrement : "Les Noces de l'écureuil", Noires Terres, éd. 2020). Son dernier recueil de poésie est paru en 2021 aux éditions Traversées : "Le labyrinthe du Seul". 

 

Le groupe Provindence Band a choisi de mettre en musique le titre de Marie DERLEY : Allons au bois.

 

Née à Arlon comme Jean-Luc Fonck; une enfance en Gaume comme Grevisse; un diplôme de l'Université de Liège comme Jean-Claude Bologne et de l'Université Saint-Louis; un temps, citoyenne de la République livre d'Outre-Meuse comme Simenon; puis de la capitale tout près de chez Magritte; aujourd'hui en Ath comme Goliath... Marie Derley travaille dans une grande tour de verre de la capitale (sauf en cas de pandémie!). Elle est passionnée notamment par les formes de poésie brèves telles que le haïku, le tanka, le pantoun, le quatrain. En prose, elle aime les courtes nouvelles et le haïbun. Son dernier recueil de poésie paru s'intitule : "De l'herbe dans ses cheveux" (recueil de Haïkus, coll. Solstice, 2019).

 

Le groupe L'or dans les souvenirs a choisi  de mettre en musique le texte de Sabine CAPRASSE : Son pays.

Sabine Caprasse enseigne la calligraphie japonaise et la peinture sumi-e (peinture à l'encre). Elle a publié un ouvrage méditatif autour du jardin et au fil des saisons avec Éliane Vermeulen. Cet ouvrage contient des petits poèmes de style japonais (haïkus) illustrés par des dessins ou des calligraphies japonaises et par des photos. Son dernier recueil de poésie paru s'intitule : "L'âme des jardin" (coll. avec Éliane Vermeulen, 2017).